L'UE mise sur le logiciel libre pour son autonomie numérique
Bruxelles mise sur le logiciel libre pour réduire sa dépendance aux mastodontes américains et chinois, avec 264 milliards d'euros dépensés annuellement en logiciels propriétaires. Le CADA impose la priorité au libre dans les marchés publics et prévoit des outils innovants comme des miroirs sécurisés pour le code source.
« L’Union européenne dépense tous les ans 264 milliards d’euros dans des logiciels et les services majoritairement propriétaires américains. » — Siecle Digital
Que faut-il retenir ?
- L'UE dépense 264 milliards d'euros par an en logiciels propriétaires, selon une étude Astérès pour le Cigref.
- Le Cloud and AI Development Act (CADA) impose la priorité au logiciel libre dans les marchés publics de cloud et d'IA.
- L'Europe abrite la plus grande communauté mondiale de contributeurs au logiciel libre, avec plus de trois millions de personnes.
- Le CNLL critique le budget d'un milliard d'euros sur sept ans pour la stratégie open source, jugé insuffisant.
Pourquoi cette nouvelle compte-t-elle ?
Cette stratégie européenne marque un tournant vers l'autonomie numérique, réduisant la dépendance aux géants américains et chinois. Les professionnels du secteur devront s'adapter à de nouvelles règles de marchés publics et à un écosystème open source renforcé. Cela impacte directement les développeurs et entreprises européennes, notamment les PME qui contribuent majoritairement au code libre.
264 milliards d'euros dépensés annuellement par l'UE en logiciels propriétaires
💬 Stéfane Fermigier, coprésident du CNLL
Public concerné : entreprises, développeurs
Quel est l'impact du CADA sur les marchés publics européens ?
Le CADA impose la priorité au logiciel libre dans les commandes publiques de cloud et d'IA, obligeant les administrations à rendre réutilisables les logiciels achetés. Cela favorise les solutions européennes et réduit la dépendance aux éditeurs propriétaires.